Première véritable étape de notre séjour Pakistanais, et principal but de notre entrée dans le pays: la vallée de Hunza, au cœur de la chaine du Karakoram, avec, comme base d’exploration, le tout paisible village de Karimabad.
Arrivés à la nuit tombée, nous cherchons à tâtons (coupure d’électricité oblige - c’est normal ici) un nouveau toit, pour nous écraser bien vite comme des masses après ces longues heures de voyage, ballotés depuis la Chine, sur cette folle route du Karakoram. Ce n’est qu’au petit matin, au réveil, que nous découvrons le magique décor de cette oasis de calme et de verdure où nous venons d’atterrir...
Implanté à flanc de montagne autour d’un ingénieux réseau de petits canaux d’irrigation , courant sur plus de 8km, nourri par les eaux fraiches et pures descendues des hauts glaciers, Karimabad s’étale en une vaste cascade de verdure, empilant ses maisonnettes proprettes, les impeccables parcelles de ses cultures en terrasses, ses arbustes fleuris, ses denses vergers déjà débordants de 1000 fruits… pommes, noix, pêches, cerises, prunes, abricots… couronné, tout là haut, par la massive silhouette, presque Tibétaine, du Baltit Fort, ancienne résidence des Mirs de Hunza.
Pieds nus dans l’herbe, savourant la douce lumière du matin, une bonne tasse de Tchai à la main (ici, au lait et aux épices, archi sucré), on se laisse délicieusement envahir par tant de fraicheur et de paix... Et puis on se tord un peu le cou pour regarder plus haut… et là, ce sont les majestueux sommets blancs et étincelants qui nous surplombent, à pic, du haut de leurs 7000m... Le Rakaposhi, massif, les parois rocheuses abruptes et aiguisées du Lady Finger, le Hunza Peak dans un manteau de brume… Waouh! Qu’est-ce que c’est beau! Et qu’est-ce qu’on est bien!
Ce nouveau «chez-nous» est immédiatement adopté. Nous savons que nous allons nous plaire ici, et plus particulièrement au Mulberry Inn, notre Guesthouse si familiale, avec son frais jardin un peu sauvage, ses rosiers parfumés, ses douches bien chaudes, ses bons petits plats, son patron aux petits soins et ses pensionnaires pakistanais si accueillants.
En quelques allers-retours -essoufflés- le long de LA route du village, grimpant jusqu’au fort, nous ne tardons pas à connaitre bien vite toutes les échoppes, et le salut cordial et souriant de chacun de leurs tenanciers (et non tenancières, car ici, au Pakistan, tout est tenu par les hommes).
Petit à petit, nous découvrons l’identité et l’histoire de ce petit morceau du monde longtemps isolé du monde... - D’abord par sa situation géographique au cœur de ce massif montagneux si infranchissable, que seuls de bien téméraires marchands, ou d’inconscients aventuriers se risquaient à traverser... (les vestiges périlleux de l'ancienne route de la Soie laissent entrevoir la difficulté et le danger d’une telle entreprise).
Les habitants de Karimabad, vivant paisiblement en autarcie, ne verront leur première jeep que dans les années 60, époque à laquelle la construction de la KKH vient soudain les relier au monde extérieur, et apportera petit à petit son flux de voyageurs et grimpeurs épris de hauts sommets mythiques.
- Ensuite, par sa particularité politique. Sorte de «Monaco version Heidi», le Royaume de Hunza, tout comme son voisin de Nagar, est longtemps resté indépendant de toute influence étatique externe, jusqu’en 1974, lorsque le gouvernement Pakistanais a mis fin à toute forme possible d’indépendance.
Aujourd’hui, Hunza continue malgré tout à vivre sa vie à l’abri des tumultes nationaux (notamment ceux des conflits de la Swat Valley actuellement), honorant toujours fièrement le Mir et sa famille, et perpétuant les traditions religieuses de cette branche modérée de l’Islam Chiite : l’Ismaélisme, dont le très charismatique leader l’Agha Khan est toujours, ici, révéré en tous lieux.
Pas tout à fait l’abri tout de même… puisque la vallée subit de plein fouet les conséquences de la lutte internationale contre l’Islam fondamentaliste, particulièrement celle des USA contre les Taliban. Ici, tout le monde parle encore du 9/11... «Before nine eleven» , un tourisme florissant, un nombre incroyable d’expéditions internationales vers les plus hauts sommets, des emplois et des revenus pour tous... «After nine eleven» , le fondamentalisme suspecté partout, le Pakistan mis au banc des nations, une image médiatique dégradée, les voyageurs et alpinistes effrayés... Et les récents événements enracinent cette situation. Une à une, les agences d’expéditions mettent la clé sous la porte, les familles de Karimabad vivent de leurs petites cultures et de leurs bêtes en attendant des jours meilleurs.
Pour autant, cette communauté à part, paisible, saine, simple et respectueuse de tous, continue à réserver, aux quelques voyageurs que nous sommes, un accueil enthousiaste, chaleureux et vrai.
Nous y passerons des jours bien doux, à nous reposer, préparer notre trek, ou tout simplement à vivre, voir, respirer...
. Après une petite semaine de pause entre Ouigours et Hans à Kashgar, nous avons repris la route, et pas n'importe laquelle… La fameuse Karakoram Highway (ou KKH) !
Suivant l'un des tracés de la très ancienne Route de la Soie, serpentant périlleusement entre rivières tortueuses, falaises à pic et certains des plus hauts sommets de la planète, elle fut ouverte en 1978, après plus de 10 années de pénibles et titanesques travaux, offrant alors une voie de communication «carrossable» entre le sous -continent Indien d'une part, et la Chine et les pays d'Asie Centrale d'autre part.
Nous voilà donc partis pour parcourir, en plusieurs étapes, 1200km dans les montagnes, entre Kashgar et Islamabad.
La partie chinoise de ce long serpentin est plutôt courte, et… confortable!
Une journée de route asphaltée sous un ciel brumeux, camouflant un peu la beauté d'un paysage encore une fois spectaculaire (relief tourmenté et gorges étroites aux teintes rouge sombre, plates étendues infinies truffées de gros yacks tranquilles, immenses dunes de sable, eaux turquoises du lac Karakul…),
Une courte nuit au village frontière de Tashkurgan, Des heures d'attente au poste de douane au milieu d'une foule indisciplinée de chinois bruyants, crachant et surchargés, Une demi-douzaine de contrôles strictement orchestrés, Nous voilà déjà sortis de Chine!
Un No-mans-land de 140km, Un bus couchettes (!) à l'atmosphère chargée, Un col à 4693 mètres, le Khunjerab Pass, Et la découverte de la réelle KKH…
C'est en effet ici que l'on quitte l'asphalte, pour suivre désormais une piste défoncée, s'enfonçant progressivement dans des paysages verticaux, au fond de gorges vertigineuses, ne laissant parfois la place qu'à un tumultueux torrent et notre petite route qui s'effrite. Il est rare de réussir à parcourir plus de 500m sans avoir à freiner brusquement pour traverser ce que l'on cesse déjà d'appeler nid-de-poule (les proportions ne sont plus les même ici), ou contourner ce morceaux de falaise de 5 tonnes et sa traîne de caillasse fraîchement dégringolés de la paroi juste au dessus… Nous nous adaptons donc à cette nouvelle vitesse de croisière de 20km/h, finalement tout à fait idéale pour profiter d'un décor chaque instant plus éblouissant, et épargner l'armée innombrable de travailleurs (généralement chinois) qui, tels des Sisyphes du BTP, dégagent et consolident chaque jour, dans des conditions incroyablement rudes, cette route qui ne sera jamais terminée. (voilà une région où les emplois ne manqueront pas).
Ainsi pénétrons nous au Pakistan. Si la route est rude et difficile, l'atmosphère, elle, s'annonce bien vite extrêmement légère et chaleureuse. Dès les premiers postes de contrôle, puis bientôt à Sost, notre premier village pakistanais, de larges sourires francs et bienveillants, un même salut cordial et respectueux. Disparue la nuée de taxi drivers arnaqueurs sautant traditionnellement sur la cible trop facile du nouvel arrivant… Ici, c'est à peine si un petit homme en Penjabi traditionnel ose timidement vous aborder pour proposer ses services. Bonheur de pouvoir ainsi goûter tout en douceur aux nouvelles saveurs d'un pays (surtout lorsqu'il se montre si nouveau - ce n'est pas pour rien que l'on nomme cette région «sous-continent», c'est vraiment un monde à part).
Tranquillement, on prend le temps de regarder autour de soi… de s'extasier devant nos premiers camions Paki multicolores, ornés -surchargés- en véritables œuvres d'art, qui font l'orgueil de leurs propriétaires… d'admirer les fières tenues des hommes du pays… de s'émouvoir de tant d'attention et de gentillesse…
Puis on se laisse guider… par Shewas et Shanewas, deux sympathiques cousins d'une trentaine d'années (l'un d'Islamabad, l'autre de Lahore), rencontrés dans le bus. Avec eux, nous nous régalons d'un premier savoureux repas pakistanais, qu'ils nous offrent, avant de monter dans leur voiture flambant neuve pour poursuivre sur cette tumultueuse KKH et nous enfoncer avec confiance et grand enthousiasme dans ce pays si méconnu. Au fur et à mesure de notre descente, la lumière dorée du jour qui baisse vient illuminer somptueusement le relief de plus en plus spectaculaire qui nous entoure, laissant déjà apparaître les neiges scintillantes de quelques uns de ces sommets qui font le toit du monde…
Comme nous l'avait écrit Tanguy, rencontré à Téhéran en mars, et en avance de quelques semaines sur notre parcours : Le Pakistan, c'est l'autre très belle surprise de ce voyage, avec l'Iran!
. Première ville Chinoise, après 280km d’un rouge décor de montagnes quasi désertique traversé depuis le poste frontière Kyrgyze: Kashgar... Nom mythique, presque mystérieux... On l’entend à Lhassa, à Islamabad, à Bishkek, Douchanbe ou Shanghai... «Vous arrivez d’où?... de Kashgar... Ouaaaah...» Celui qui en arrive, après tant de kilomètres parcourus (souvent des heures pénibles de pistes interminables), est tout de suite auréolé, par le voyageur qui n’a jamais foulé cette terre, d’une nouvelle forme de respect, d’admiration, d’envie... Kashgar... elle a fait rêver plus d’un intrépide aventurier (Ella Maillard, encore elle, Peter Fleming,...)... prêt, à l’époque, à braver tous les dangers, faire fi de toutes les autorités, pour passer coûte que coûte par cet incroyable carrefour des civilisations et des routes (toujours celles de la Soie)... Porte d’entée vers le Tibet, le Pakistan, l’Afghanistan, le Tadjikistan, le Kyrgyzstan... perdue au fin fond du Nord Ouest de la Chine, dans cette province du Xinjiang si stratégique (tant pour ses ressources naturelles que pour sa position géographique cruciale), dont les natifs (principalement le peuple Ouigour) et leurs traditions, nettement plus proches de l’Asie Centrale que de la culture Chinoise, posent à Beijing presque autant de problèmes que leurs voisins Tibétains...
Vient enfin notre tour... Qu’allons nous trouver? Plus on s’en approche, plus on en devine les traits... Et l’on sait bientôt, avant d’y entrer, qu’ici, comme à Lhassa, la vieille ville traditionnelle Ouigour est progressivement dévorée par la tentaculaire ville moderne chinoise, nourrie par les croissantes immigrations de chinois Han encouragée depuis plus de 50 ans par le gouvernement de Beijing.
C’est bien cela que nous trouvons: la cohabitation de deux cultures et deux peuples parallèles, qui semblent vivre à des années de différence, chacun (et plus particulièrement les natifs) défendant ses traditions et ses droits, réel gage de survie pour le peuple Ouigour menacé.
Parmi tant d’autres, deux signes très visibles de cette cohabitation sans concession: - la présence égale d’idéogrammes chinois et d’alphabet arabe, avec la duplication systématique, dans toute communication publique (panneaux de signalisation, publicité...) des messages en Mandarin et en dialecte Ouigour (aux racines Turques, tout comme les langues Ouzbèkes et Kyrgyzes par exemple).
- la précision, indispensable, du référentiel temporel utilisé: Beijing time ou Local time... pour éviter de manquer tous vos rendez-vous… puisque le différentiel que les Ouigours s’obstinent à maintenir et de + 2h vs Beijing time (assez justifié d’ailleurs si l’on se conforme aux fuseaux horaires universels).
Pour nous, c’est un peu 2 pays en 1, et une transition tout en douceur de la culture centre-asiatique à la culture chinoise (même si l’expérience au sein de cette dernière ne doit être que de courte durée). Ainsi, chaque jour, à plusieurs reprises selon notre programme, nous passons d’un monde à l’autre...
Monde chinois avec ses larges avenues, son Jardin du Peuple, son esplanade démesurée (version réduite de Tiananmen), sa statue géante de Mao, ses Department-stores sur 5 étages, ses immenses centres commerciaux à ciel ouvert, ou ses bouis-bouis remplis jusqu’au plafond de produits de grandes consommation, de mauvaise qualité, en plastique (le fameux distributeur magique de cure-dents)...
Son trafic incroyablement silencieux, avec tous ces deux-roues électriques (peut-être le seul produit chinois qui semble avoir également conquis les Ouigours!... mais jamais les Français... Dommage!)...
Ses joueurs de majong concentrés sur un coin de trottoir...
Ses micro-stands de noodle-soup ou ses proprets restos de saine et conviviale fondue chinoise... Ses foules de joyeux écoliers arborant fièrement le foulard rouge réglementaire.
Monde Ouigour, à travers la vieille ville qui résiste encore autour des frais jardins ombragés de sa grande mosquée... Méandres de ruelles couleurs terre, sombres passages aux vieilles poutres branlantes sous les galeries des petites demeures toutes de guingois... belles portes de bois usées par le temps, parfois entrouvertes sur un rideau aux 1000 couleurs cachant de fraiches cours remplies de verdure et de rires d’enfants...
Stands de chachliks (les brochettes de graisse de mouton nous poursuivent jusqu’ici) enfumant toute la rue, marmites géantes de Polo (le Plov local), vendeurs ambulants de Tangzaza (ce riz gluant emballé dans des feuilles de canne à sucre), que le marchand vous sert, arrosé de sirop sucré, sur une assiette vaguement rincée dans un seau d’eau (le même toute la journée), que l’on déguste, avec confiance, comme tout le monde, assis sur un bout de trottoir...
Guérisseurs de rue, dispensant, devant une foule attentive et médusée, le discours mystérieux et autoritaire de leur précieux savoir inégalable, devant un parterre d’immondes et gras crapauds baveux, bassines grouillantes de scorpions, peaux de serpents, viscères de moutons et autres ingrédients miracles de leur précieuse potion magique...
Gamins espiègles toujours prêts à répondre à un sourire ou une grimace, ou à partager, de plus en plus nombreux, une partie de ballon improvisée en pleine rue...
Vieux sages, portant fièrement barbe blanche et callot brodé, venant tranquillement, à l’heure Ouigour (déjà 20h Beijing time!), siroter le thé de l’après midi sur le balcon orné de cette chai-khané sans âge, véritable institution kashgari, contemplant, de la haut, le spectacle joyeux du marché qui s’installe au beau milieu de la rue… carrioles chargées de pastèques juteuses, vendeurs d’abricots accroupis derrières leurs paniers débordants aux couleurs éclatantes...
Entre ces deux mondes hauts en couleurs, nous nous accordons également quelques pauses dans de plus neutres «ilots internationaux»... Savourant les confortables couettes de coton blanc et les proprettes douches chaudes du Chini-Bagh Hotel (dans l’enceinte de l’ancien Consulat Britannique, ou notre chère «Ella», toujours elle, passa tant de temps en 1935)...
Dégustant quelques enivrants cocktails, pizza croquantes, tacos épicés ou curry délicats... sur fond de music lounge et de «Rolland Garos sur écran plat» dans le très cosy et inattendu bar Néo-zélandais Fubar (on en profitera pour célébrer plus dignement -et à retardement - les 33 ans d’Isa)... Sautant sur toutes les connexions Wifi du coin pour mettre tranquillement à jour nos communications… Enfin, profitant de la bien agréable et pratique terrasse ombragée de ce rendez-vous des voyageurs, qu’est le John’s Café, pour aller picorer, ou partager, auprès de nos petits camarades de route du moment, les précieuses informations qui permettront à chacun de repartir serein et bien armé chacun de son côté.
C’est d’ailleurs comme cela, après maintes discussions, recherches web, échanges avec les autorités consulaires, et mails de ceux qui y sont ou en viennent, que nous déciderons de poursuivre notre route, comme prévu, en passant au Pakistan par la Karakoram Highway, région isolée des troubles actuels.
Le formidable accueil que nous y recevrons, la beauté et la sérénité des lieux donnera vite raison à ce choix. La suite au prochain numéro...
. - Apercevoir le léopard des neiges, ce félin vivant dans les montagnes du Tien Shan. On en compterait au moins 7 individus, mais pas facile à rencontrer... Il faut croire qu'ils se promènent avec le Yeti (leur Dahu à eux).
- Gouter au Koumis, la boisson nationale à base de lait de jument fermenté, généralement particulièrement «mise en valeur» dans des bouteilles en plastique récupérées (ex bouteille de bière ou de coca)... Humm! Pas bien téméraires, nous n'avons pas forcé le destin et nous sommes contentés du lait de yak bien frais, bien épais, et des boulettes acides de fromage sec qui se vendent à tous les coins de rue comme des bonbons. Et c'est déjà pas mal!
- Voir un avion ravitailleur C135 de l’armée française décoller de la base américaine de Manas, à 25 km de Bichkek et à 90 minutes de vol de l’Afghanistan…. Pfiou, c’est tout près! Nous n’en aurons vu que les pilotes, en permission dans un bar de Bichkek, c’est plus calme.
- Fabrice en avait rêvé en lisant Les Cavaliers de Kessel: assister à une partie d'Oulak (on ne parle même pas d'y participer), cette espèce de jeu de polo, très répandu ici et en Afghanistan (sous le nom de Bouzkachi), un peu moins select que celui des pelouses anglaises, puisqu'il se joue avec une carcasse de chèvre fraichement dépecée... Il parait que c'est assez violent. Se joue principalement à l‘occasion des fêtes (fin mars pour Norouz et fin Août pour la fête de l‘indépendance)... Dommage, on se contentera de relire Kessel.
- Entendre un conteur nous narrer l’épopée de «Manas», un cycle de légendes orales racontant la naissance du peuple kyrgyze à travers les exploits du héros Manas. Vingt fois plus long que l’Odyssée… On aurait peut-être pas eu le temps…
- Tenter l'ascension du Pic Lénine, 7134m. Ne présentant pas vraiment de difficulté technique insurmontable, il est, parait-il, facilement accessible, pourvu que l'on soit entrainé et en bonne forme physique... Qui a déjà des fourmis dans les pattes?